Que faire pour résoudre les problèmes d’incontinence de mon chien ?

L’incontinence chez le chien comme chez l’humain correspond à une émission d’urine involontaire de la part de l’animal. Le chien commence alors à perdre une quantité d’urine sans qu’il ne se mette dans sa position habituelle pour faire ses besoins. Les chiennes stérilisées sont notamment les plus concernées par l’incontinence urinaire. Voici les bons gestes à avoir pour résoudre le problème en cas d’incontinence urinaire chez votre chien.

Comprendre les causes de l’incontinence urinaire chez le chien

L’urine est fabriquée par les reins après une filtration du sang. Elle sort ensuite des reins et rejoint la vessie par les uretères qui sont comme des tuyaux de petite taille qui relient les reins et la vessie. C’est notamment lorsque la vessie gonfle que la sensation d’envie d’uriner arrive. Lorsque le chien urine, nous parlons de miction. Cette miction a lieu lorsque les sphincters qui ferment la vessie se relâchent, que la vessie se contracte et permet alors l’évacuation de l’urine vers l’urètre puis vers l’extérieur de l’organisme du chien. C’est lorsque tout ce mécanisme de miction ne se fait pas normalement que les urines peuvent sortir seules. On parle de chien incontinent lorsque ce mécanisme agit sans relâchement des sphincters ou sans contraction de la vessie.

Si ce mécanisme ne fonctionne pas, le chien incontinent est généralement atteint de maladies assez spécifiques qu’il faudra diagnostiquer au plus vite :

  • Le chien incontinent peut être atteint d’une malformation congénitale de l’appareil urinaire, notamment de l’uretère ectopique. L’uretère ectopique peut notamment être mal placé et n’atteint alors pas la vessie. Les maladies congénitales sont cependant souvent diagnostiquées chez les jeunes chiots.
  • Les affections neurologiques perturbent ou paralysent le fonctionnement des muscles de la vessie ou des sphincters. Elles peuvent elles-mêmes être les conséquences d’un traumatisme de la moelle épinière ou du bassin, comme lors d’une hernie discale chez le chien.
  • Le chien incontinent peut aussi rencontrer un déficit d’hormones sexuelles à cause de sa stérilisation. La castration du chien ou la stérilisation de la chienne peuvent entraîner ce que l’on appelle une incompétence sphinctérienne ou incompétence de castration. L’incontinence atteint le plus souvent les chiennes de grandes races, de plus de 20 kilogrammes tels que les labradors. Du fait du manque d’hormone sexuelle dans le sang, les sphincters du tractus urinaire ne fonctionnent plus correctement et le chien urine parfois sans s’en rendre compte.
  • Les chiens âgés peuvent eux développer une incontinence simplement liée à leur âge et à leur désorientation. Chez les chiens âgés, les tumeurs qui se développant au sein de la vessie ou de l’urètre tout comme d’autres causes d’obstruction à la sortie de l’urine peuvent enfin conduire à une incontinence.

Résoudre les problèmes d’incontinence chez le chien

Si vous constatez une incontinence chez votre chien, il est nécessaire de consulter rapidement un vétérinaire pour déterminer la cause de son incontinence urinaire. Des examens sont notamment nécessaires pour établir un diagnostic. Le vétérinaire va commencer par effectuer une analyse urinaire de votre chien. D’autres examens pourront ensuite être réalisés en fonction du diagnostic du professionnel tels qu’une échographie, un scan ou encore une urographie intraveineuse.

Traitement de l’incontinence urinaire chez le chien

Le traitement de l’incontinence urinaire chez le chien varie en fonction de la cause, et peut être soit médical soit chirurgical. Lors d’incontinence urinaire chez la chienne suite à la stérilisation (incompétence sphinctérienne), un traitement médical est généralement suffisant. Les médicaments permettent de redonner du tonus au sphincter urétral. C’est lorsque le traitement médical ne fonctionne pas ou que ses effets s’estompent, qu’une intervention chirurgicale devra être envisagée. Lors d’ectopie urétérale, le traitement sera chirurgical, car il faut savoir qu’il n’existe pas de traitement médical.